Les territoires du Nord-Ouest, dont faisait partie l'Abitibi, étaient la propriété de la Compagnie de la
Baie d'Hudson; ils sont achetés par le Canada en 1869. Le territoire abitibien est annexé à la province de
Québec par une loi fédérale adoptée officiellement le 13 juin 1898.
En 1906, Henry O'Sullivan explore les bords de l'Harricana mais ce n'est qu'en 1908 qu'on voit des
camps sur les rives de la rivière, à la hauteur des rapides. Il s'agit des camps d'approvisionnement des
employés travaillant à la construction du chemin de fer Transcontinental. En 1910, le ministère des
Terres et forêts procède à la classification des lots.
C'est en octobre de la même année qu'arrive la première famille à Amos, celle de Ernest et Albertine
Turcotte avec leurs enfants Armand (5 ans), Rose (3 ans), Aline (2 ans) et Ivanhoë (9 mois). Ils sont
accompagnés de Joseph Turcotte et de son épouse Bernadette Thomas.
Le 14 octobre 1911, l'abbé Ivanhoë Caron, missionnaire-colonisateur, et Mgr Élie Latulipe, vicaire
apostolique du Témiscamingue, viennent dans la région pour déterminer le site des futurs centres de
colonisation. Ils en situent un «à l'endroit même où le Transcontinental traverse la rivière Harricana».
Le 12 avril de l'année suivante, l'abbé Caron revient avec un groupe d'ouvriers. Il est accompagné de
Hector Authier, nommé agent des terres. Le 7 juin 1912, l'abbé Caron amène le premier groupe de colons;
ils sont une vingtaine.
En septembre, Mgr Latulipe désigne l'abbé J.O.V. Dudemaine pour les missions dans la région.
Il le nomme curé de la mission Sainte-Thérèse le 23 août 1913 et l'abbé Dudemaine prend possession de
sa cure le 10 septembre.
Le 23 novembre 1913, les propriétaires décident de présenter les requêtes officielles pour que le
village soit érigé en municipalité civile et scolaire.
Il compte alors 241 âmes et est généralement désigné sous le nom de Harricanaw.
François Langelier, lieutenant-gouverneur du Québec, proclame officiellement l'érection de la
municipalité du village d'Amos le 3 janvier 1914. Le nom du village est choisi en l'honneur de Alice
Amos, épouse de Lomer Gouin alors premier ministre du Québec.
Premier conseil municipal
Les premières élections ont lieu le 16 mars 1914. Sont élus : Hector Authier, Pascal Fortier,
Télesphore Fraser, Charles-Édouard Marchand, Joseph Turcotte, Raoul Arcand et Déméré Jobidon.
Le lendemain Hector Authier est choisi maire.
La Ville d'Amos
La charte, donnant le statut de ville à la municipalité d'Amos, est sanctionnée le 3 avril 1925.
En janvier 1974, Amos-Ouest se fusionne à Amos. Cette municipalité avait été fondée en 1917 sous
le nom de «Municipalité de la partie ouest des cantons unis de Figuery et Dalquier » puis de Amos-Ouest
en 1949. Joseph Derouin fut le premier à y occuper le poste de maire alors que le dernier fut Laurier
St-Laurent.
En janvier 1987, c'est au tour d'Amos-Est de se fusionner à Amos. Cette municipalité avait été
fondée en 1918 sous le nom de «Municipalité de la partie est des cantons Figuery et Dalquier»,
devenue Amos-Est en 1950. Son premier maire fut J.Dollard Trudel et le dernier, Victorien Ébacher.
Armoiries
En 1938, année du 25e anniversaire de l'Abitibi, la Ville adresse une lettre au notaire
Victor Morin de Montréal pour commander des armoiries. Ce dernier accepte et les guide en précisant
que «les plus belles armoiries sont les plus simples». Le conseil opte pour trois éléments qu'il
juge représentatifs pour la région d'Amos : une charrue pour l'agriculture, une hache pour la
colonisation et un pic pour les mines. Quant aux couleurs, le vert représente le champ, l'or, la
richesse. Les côtés de l'écu sont bordés de deux branches d'érable. La devise proposée est
«Opes in solo», c'est-à-dire «Mon sol est rempli de richesses». Les armoiries, exécutées par
l'artiste Roland Morin pour la somme de 25 $, sont acceptées au conseil du 11 juin. Elles sont livrées
en juillet 1938.
Logo
Cinquante ans plus tard, en 1988, la Ville juge opportun de moderniser son identification visuelle et opte
pour un logo proposé par le Groupe PAT. C'est le logo actuel de la Ville. Les flèches convergeant vers un
même point symbolisent la centralité, les espaces entre les flèches représentent les routes arrivant à
Amos, la forme en étoile exprime le rayonnement de la ville et son dynamisme, la division en miroir agit
comme un reflet de la partie supérieure dans l'eau; la forme des éléments rappelle les lettres V et A, et
la couleur verte reprend la dominante des armoiries qui sont maintenant réservées aux manifestations
officielles et au papier du bureau du maire.