Ville d'Amos

Les hôtels de ville

Lorsque en 1913 les propriétaires du village se réunissent pour demander l'érection de la municipalité, ils se rencontrent à la maison de Josaphat Lefebvre sur la rue Principale. De cette date jusqu'au début des années 1930, le Conseil municipal siège dans des salles publiques (chapelle-école, salle paroissiale, salle des Chevaliers de Colomb, salle A.A. Drouin, hôtels) ou au bureau du secrétaire qui, la plupart du temps, déménage suivant la personne en poste.

C'est à l'assemblée du 1er juin 1931 que le Conseil vote la construction d'une salle municipale sur la ½ est du bloc 21, c'est-à-dire sur la 3e Avenue Est, 2e voisin du premier Palais de justice. Les 3 000$ nécessaires à la construction proviennent d'une subvention. Le Conseil y siège pour la première fois le 5 août 1931.

Dix ans plus tard, la Corporation accepte une proposition de Mgr J.A. Desmarais qui désire acquérir l'hôtel de ville pour y établir l'école des Arts et métiers. Les parties s'entendent pour procéder à un échange dans lequel la Ville obtient un édifice de la Corporation du Collège d'Amos situé sur la 1re Avenue Ouest, face à la caserne des pompiers et voisin de l'hôtel Parfait. Le Conseil y emménage à l'automne 1942.

Une autre décennie s'écoule avant qu'il soit question de changement. Lors de l'assemblée du 28 janvier 1952, le Conseil adopte le règlement 234 autorisant une dépense de 50 000$ pour la construction d'un nouvel hôtel de ville. L'édifice, situé sur la 1re Rue Est, à l'angle de la 3e Avenue Est, est terminé en mars 1953.

C'est en mai 1973 que la Ville achète, de la Commission scolaire régionale Harricana, l'École des Arts et métiers construite en 1956. La Ville ne pourra cependant prendre possession des lieux que lorsque la construction de la future polyvalente sera terminée et que l'école des métiers y sera déménagée. Le 16 août 1976, le Conseil adopte le règlement d'emprunt A-65 de 466 000$ pour le réaménagement de l'édifice. L'hôtel de ville, quatrième de l'histoire d'Amos, est inauguré officiellement le 23 septembre 1977.

*Texte tiré de «Si Amos m'était contée» publié dans un cahier spécial de L'Écho Abitibien en mai 1998.